archéologie

missions

Les missions archéologiques de l'Etat sont remplies au niveau régional par le Service régional de l'Archéologie (SRA), placé sous l'autorité du Directeur régional des Affaires Culturelles. Ce service met en oeuvre les mesures nécessaires à l'inventaire, la protection, l'étude, la conservation, la promotion et la diffusion du patrimoine archéologique. Il veille notamment à l'application de la législation relative à l'archéologie.
Le Conservateur régional de l'Archéologie est assisté par une équipe composée de personnel administratif et de personnel scientifique (conservateurs, ingénieurs, techniciens). Certains d'entre eux ont des missions spécifiques (gestion des dépôts de fouille, surveillance des grottes ornées et relation avec le milieu spéléologique). Lien avec l'organigramme.

La recherche archéologique programmée

Cette recherche recouvre un ensemble d'opérations qui sont générées par le seul objectif d'accroissement des connaissances sur le patrimoine archéologique et non pas par l'urgence.
Il s'agit essentiellement de fouilles, de sondages, d'études de bâti mais aussi de projets collectifs de recherche, regroupant des chercheurs d'horizons différents et de disciplines variées appartenant aux institutions partie prenante de la recherche archéologique : Centre national de la recherche scientifique (CNRS), universités, Ministère de la Culture, Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) et collectivités territoriales. La recherche programmée concerne également les prospections thématiques, des programmes d'analyses et plus rarement des relevés d'art rupestre.
Ces projets annuels ou pluriannuels reçoivent l'avis de la CIRA (Commission interrégionale de la recherche archéologique), et s'inscrivent dans le cadre des programmes définis par le CNRA (Conseil national de la recherche archéologique) qui fixe les grandes orientations de la recherche au plan national.
La plupart des chantiers de fouille programmée assurent également une mission fondamentale qui est celle de la formation. De nombreux sites ont notamment tissé des liens étroits avec les universités de la région ou des régions limitrophes, voire des pays voisins, pour accueillir les étudiants et leur assurer la formation de terrain et de laboratoire indispensable.

En 2006, 34 autorisations de fouille programmée ont été délivrées : 4 pour la préhistoire ancienne, 3 pour la préhistoire récente, 4 pour la protohistoire, 9 pour l'antiquité et l'antiquité tardive, 12 pour le Haut Moyen Age et la période médiévale en général, 2 pour des opérations d'archéologie minière et industrielle. Les projets collectifs de recherche, généralement diachroniques ou à vocation régionale plus large sont cette année au nombre de 14. A cela s'ajoutent 5 prospections thématiques et 3 programmes d'analyses.

 

inventaire et protection du patrimoine archéologique

  • La Carte archéologique nationale
    La Carte archéologique nationale informatisée (système Patriarche) regroupe l'ensemble des sites connus dans les 5 départements de la région. Les données qu'elle traite sont multiples : programmes de prospection (au sol, aérienne…), informations, découvertes fortuites, analyses de l'ensemble des rapports de fouille programmées et préventives, dépouillement bibliographiques.
    Au total, 26334 sites étaient inventoriés à la fin de l'année 2005.

    Cet outil est devenu indispensable dans le traitement des documents d'urbanisme et de programmation d'aménagement du territoire tels que les PLU ou SCOT, et pour l'instruction de l'ensemble des dossiers d'urbanisme ou travaux divers : études d'impact, installations classées, permis de construire, permis de lotir….

  • Les protections
    La protection juridique
    Le SRA prépare les dossiers de protection au titre des Monuments Historiques des sites archéologiques (Inscription à l'inventaire supplémentaire et/ou classement) et instruit l'ensemble des dossiers concernant des monuments proposés à la CRPS (Commission régionale du Patrimoine et de sites) et dont la connaissance peut être enrichie par des études archéologiques et notamment ceux justifiant d'une étude archéologique du bâti.
    La protection matérielle et scientifique.
    Le SRA veille au moyen d'un important réseau de dépôts archéologique à la conservation de l'ensemble du mobilier archéologique découvert lors des fouilles. Il prend le cas échéant les mesures de conservation préventive indispensable à la conservation des matériaux qui le nécessitent (métaux, enduits peints, matières organiques…). Ces dépôts archéologiques sont soit des structures d'Etat, soit des locaux aménagés ou gérés avec l'aide des collectivités. Ils peuvent venir en complément de musées, de lieux d'exposition ou de centres de recherche. Dans ces centres, les chercheurs peuvent disposer de ces structures d'accueil l'étude de ces collections regroupées. L'objectif est la constitution de centres départementaux regroupant les collections afin d'en assurer une meilleure gestion.

  • Le SRA contribue également à l'entretien, la consolidation, la mise en valeur ou encore à l'acquisition de sites archéologiques le plus souvent en collaboration avec d'autres partenaires.

  • Par ailleurs, le SRA est chargé de conserver la totalité des informations recueillies au cours des fouilles et travaux archéologiques : minutes, photographies, plans et relevés et tous les documents qui constituent les archives scientifiques. Chaque opération fait l'objet d'un rapport dont un exemplaire est conservé au niveau national, un second aux archives départementales et le troisième au siège du SRA. Ces rapports de fouille sont des documents publics, consultables au SRA sur rendez-vous.

Archéologie préventive : application de ses principaux textes

L'archéologie préventive est constituée par les interventions archéologiques prescrites par le Préfet de région (diagnostics et fouilles), mises en œuvre lorsque des travaux d'urbanisme ou d'aménagement du territoire affectent ou sont susceptibles d'affecter des éléments du patrimoine archéologique aussi bien à terre que sous les eaux.

Sa définition est donnée par l'article 521-1 du Code du Patrimoine qui précise qu'elle est partie intégrante de l'archéologie et donc de la recherche scientifique et qu'elle relève de missions de service public. Elle a pour objet d'assurer la détection, la conservation et la sauvegarde des éléments du patrimoine archéologique par l'étude scientifique et de diffuser les résultats obtenus.
S'appuyant sur les principes définis dans la convention européenne pour la protection du patrimoine archéologique signée à Malte le 16 janvier 1992 et transposé en droit français par décret n° 95-1039 du 18 septembre 1995, elle est désormais régie par la loi n°2001-44 du 17 janvier 2001 relative à l'archéologie préventive modifié par la loi n°2003-707 du 1er août 2003 codifiée dans le titre II du livre V du code du patrimoine, et par les décrets d'application, notamment le décret n°2004-490 du 3 juin 2004 relatif aux procédures administratives et financières en matière d'archéologie préventive.

La réalisation de l'archéologie préventive compte deux étapes :
Les diagnostics qui permettent de détecter et de caractériser les sites archéologiques potentiellement affectés par les travaux d'aménagement. Ils sont réalisés par l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et les services agréés de collectivités territoriales.
Après le diagnostic, la fouille des sites découverts ou des mesures de protections peuvent être prescrites. Les fouilles sont réalisées par l'Inrap ou des opérateurs publics ou privés agréés par les ministères de la culture et de la recherche.

Promotion et diffusion de la recherche archéologique

Publications

Les résultats des fouilles et plus généralement de l'ensemble des opérations ayant trait à l'archéologique ont vocation à être publiés et le sont régulièrement.

Le SRA publie chaque année le BSR, (Bilan scientifique régional), véritable reflet de l'activité archéologique régionale de l'année, avec synthèses chronologiques, notices par site avec exposé des principaux résultats, données chiffrées etc… La série des Cartes Archéologique de la Gaule édite des ouvrages qui couvrent un département, un région ou encore une ville à fort potentiel archéologique. 7 volumes existent pour notre région.

Les résultats complets des fouilles et plus généralement de l'ensemble des opérations ayant trait à l'archéologie ont vocation à être publiés dans des revues ou collections spécialisées. Les principaux supports utilisés pour les fouilles de la région Languedoc-Roussillon, sont au niveau national, les Documents d'Archéologie française (DAF, et notamment la série DAF grands travaux), les revues Gallia et Gallia préhistoire. Au niveau interrégional, trois revues, avec leurs suppléments couvrent une grande partie du champ chronologique : les Documents d'Archéologie méridionale, la Revue archéologique de Narbonnaise et Archéologie du Midi médiéval. Plusieurs collections accueillent essentiellement des monographies de sites, des actes de revues, des dossiers thématiques : les Archives d'Ecologie Préhistoriques, les Monographies d'Archéologie méditerranéenne, Etudes Massaliètes, Lattara , Instrumentum… A cela s'ajoute bien entendu un important réseau associatif qui publie également des revues archéologiques.

Les diagnostics sont financés par la redevance d'archéologie préventive. Les fouilles sont directement financées par les aménageurs (lien vers une pop up)

La redevance archéologique (Code du Patrimoine, livre V, Titre II)

Elle est due par toute personne projetant des travaux d'aménagement affectant le sous-sol et soumis à déclaration et autorisation en application du code de l'urbanisme ou du code de l'environnement, à compter d'un seuil plancher lié à la nature du projet.
Le projet est soumis à autorisation ou déclaration au titre du code de l'urbanisme (permis de construire), la taxe s'applique à partir de 1000 m2 de SHON (surface hors d'œuvre nette).
Pour les autres projets soumis à étude d'impact (carrières, linéaires…) le seuil est de 3000 m2 de superficie d'emprise du projet (unité foncière).
Des exonérations sont prévues pour les travaux relatifs aux logements locatifs construits ou améliorés avec le concours financier de l'Etat, y compris dans le cadre d'un lotissement ou d'une ZAC, les constructions de logements réalisées par une personne physique pour elle-même et les affouillements rendus nécessaires pour la réalisation de travaux agricoles, forestiers ou pour la prévention des risques naturels.
La demande volontaire de réalisation de diagnostic, effectuée en amont de toute procédure auprès du service régional d'archéologie et faisant l'objet d'une prescription archéologique, génère la mise en recouvrement de la redevance d'archéologie préventive à partir de la date de réception du courrier de saisine directe et de la surface déclarée du projet, et ce quelque soit le type d'aménagement envisagé (y compris ceux faisant l'objet d'une exonération dans le cadre d'une procédure classique).

indicateurs 2005

Opérations préventives : 255 :
Diagnostics : 204
Fouilles :38
Mesures de conservation : 13

 

principaux partenaires

Ils participent étroitement à la recherche archéologique régionale

Pour en savoir plus

mieux connaître l'archéologie et sa réglementation

li
ste des opérateurs agréés

liste des chantiers de fouilles ouverts aux bénévoles et les conditions d'inscription pour le languedoc-roussillon en 2008