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Placée sous l'autorité du directeur régional des affaires culturelles, la conseillère met en œuvre la politique du ministère de la culture et de la communication, dans le domaine de l'architecture et du patrimoine, à travers les actions de valorisation, promotion et diffusion, de sensibilisation, éducation et formation. La conseillère mène sa mission en lien direct avec les services de la DRAC et les services départementaux de l’architecture et du patrimoine ; elle prépare l’instruction des candidatures au label « Villes et Pays d’art et d’histoire » et leur présentation en Conseil national.
missions
Promotion et diffusion de l’architecture :
- Animation des réseaux et établissements de diffusion de l’architecture : VPAH, CAUE, école d’architecture, maison de l’architecture, réseau associatif …
- Animation du dispositif « Vivre les Villes », opération nationale de sensibilisation des habitants à l’architecture et à l’urbanisme de leur ville.
Suivi et soutien des actions qui renforcent le rôle structurant de la valorisation de l’architecture et du patrimoine dans l'aménagement culturel du territoire :
- Instruction avec les collectivités concernées des dossiers de candidature au label Villes et Pays d’art et d’histoire, suivi des conventions.
- Suivi et soutien des opérations de mise en valeur de monuments et de sites emblématiques (Pont du Gard, Via Domitia, canal du Midi, manufacture de Villeneuvette (34) …)
- Collaboration à la définition de projets de territoire (aire et contenu) fondés sur la valorisation de l’architecture et du patrimoine ; identification, accompagnement et soutien aux actions inscrites dans ces projets.
- Avis sur des projets s’inscrivant dans une démarche nationale (ex : PER)
actions significatives
1 - les Villes et Pays d'Art et d'Histoire (VPAH)
Le label « Villes et pays d’art et d ‘histoire » est attribué par le ministère de la culture et de la communication à des collectivités locales qui souhaitent valoriser leur patrimoine, favoriser la création architecturale et promouvoir la qualité dans les espaces bâtis ou aménagés. Le terme de patrimoine doit être entendu dans son acception la plus large puisqu’il concerne aussi bien l’ensemble du patrimoine bâti que les patrimoines naturel, industriel, maritime ainsi que la mémoire des habitants. Il s’agit d’intégrer dans la démarche tous les éléments qui contribuent à l’identité d’une ville ou d’un pays riche de son passé et fort de son dynamisme.
Cette volonté se traduit par la mise en œuvre d’une convention « Ville d’art et d’histoire » ou « Pays d’art et d’histoire » élaborée en concertation avec les communes et qui définit des objectifs précis :
- sensibiliser les habitants à leur cadre de vie et inciter à un tourisme de qualité,
- initier le public jeune à l’architecture, au patrimoine et à l’urbanisme, par la création d’un service éducatif qui fonctionne toute l’année dans un lieu spécifique,
- présenter la Ville ou le Pays par la création d’un Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine (CIAP) et la réalisation de documents d’information et de promotion respectant la charte graphique du réseau,
- créer un service d’animation de l’architecture et du patrimoine avec à sa tête un animateur de l’architecture et du patrimoine recruté par concours travaillant en lien avec des guides-conférenciers agréés.
Les Villes et Pays d’art et d’histoire constituent un réseau national qui permet l’échange des expériences les plus innovantes. Ce réseau d’échanges, d’expérience et de savoir-faire est protégé par un label déposé à l’Institut national de la proporiété industrielle, soumis à un contrat d’objectifs et à une qualité surveillée. Un partenariat permanent avec le ministère de la Culture et de la communication (DRAC, SDAP et DAPA) permet le suivi des actions à long terme.
Le conseil national des Villes et pays d’art et d’histoire donne son avis sur la politique générale du réseau, sur les engagements demandés aux partenaires, les demandes d’attribution et de retrait du label ainsi que les actions menées dans le cadre des conventions, pour lesquelles il préconise les orientations suivantes :
- Prise en compte de l’ensemble des actions de connaissance, de conservation, de protection et de valorisation de l’architecture et du patrimoine ;
- Inscription du projet Ville ou Pays d’art et d’histoire au sein de la politique publique locale ;
- Sensibilisation des publics à l’architecture, à l’urbanisme, au paysage et au patrimoine.
Le réseau des Villes et Pays d’art et d’histoire se veut à la fois riche des identités locales et cohérent par l’unité d’actions qui le guide sur tout le territoire.
Situation du réseau en Languedoc-Roussillon :
- Villes d’art et d’histoire
Aude Narbonne
Gard Beaucaire
Nîmes
Hérault Lodève
Pyr.-Or. Perpignan
- Pays d’art et d’histoire
Hérault Pays de Pézenas
Lozère Pays de Mende et Lot en Gévaudan
Pyr. Or. Pays de la Vallée de la Têt
Perspectives 2008 : Présentation de la candidature d’Uzès, ancienne Ville d’art en Conseil national des Villes et Pays d’art et d’histoire.
4 CIAP sont en cours d’élaboration (à Pézenas, Beaucaire, Nîmes et Narbonne).
2 – l’ EPCC du Pont du Gard
Classé monument historique et inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, le Pont du Gard constitue l'élément le plus prestigieux de l'aqueduc romain qui, depuis Uzès, canalisait sur un parcours d'une cinquantaine de kilomètres l'eau destinée à alimenter la ville de Nîmes.
Il a fait l'objet d'importants travaux de confortation et de restauration.
En prolongement des projets élaborés par le Conseil général du Gard, depuis 1985, l'aménagement du site du pont du Gard, réalisé par la Chambre de Commerce et de l'Industrie (CCI) de Nîmes-Bagnols-Uzès-Le Vigan, entre 1996 et 2002 porte sur 165ha et s'inscrit dans le cadre du grand site classé des gorgesduGardon.
La DRAC Languedoc-Roussillon a été étroitement associée à la réalisation de cette opération pour laquelle l'important soutien financier du ministère de la culture a porté sur l'ensemble des réalisations culturelles et leurs infrastructures.
L’exposition permanente, élément majeur du projet, se développe sur 2 500m2, retraçant dans une scénographie accessible à tout public l’histoire de l’aqueduc antique, son mode de construction et sa fonction dans la ville romaine.
.La carrière de l'Estel, un des chantiers d'extraction utilisés pour la construction du pont du Gard, a fait l’objet, dans le même temps, d'une opération archéologique d'envergure qui a consisté à dégager le front de taille antique. Ella a été inondée lors de la crue du Gardon, en 2002, qui a en outre détruit ou endommagé une partie des aménagements et équipements, et profondément trransformé le lit et les berges du Gardon.
L’Etablissement public de coopération culturelle, EPCC Pont du Gard, créé en 2003, à l’initiative du Conseil général du Gard et des communes de Castillon-du-Gard,Remoulins et Vers-Pont-du-Gard, assure désormais la gestion et l’exploitation du site du Pont du Gard.
L’Etat, propriétaire du Pont du Gard, participe à l’EPCC Pont du Gard. La DRAC est présente au conseil culturel et scientifique composé de nombreux experts dans les domaines des arts, de l’archéologie, de l’architecture et du paysage. Ce comité est consulté sur la programmation culturelle et les projets d’aménagement.s, informé sur les opérations archéologiques et les travaux de confortation et de restauration des monuments sur le site.
partenaires
les services de l'Etat et les partenaires extérieurs
- les services départementaux de l'architecture et du patrimoine (SDAP)
- la direction de l'architecture et du patrimoine
- l’école nationale supérieure d’architecture de Montpellier
- le rectorat
- le centre des monuments nationaux
- la direction régionale de l'environnement (DIREN), la direction régionale de l'équipement (DRE), la direction régionale de l'agriculture et des forêts (DRAF)
- les institutions touristiques : délégation régionale au tourisme (DRT), comité régional au tourisme (CRT), comité départemental du tourisme (CDT)
- les collectivités territoriales
- les établissements consulaires
- les associations
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