Paul
Rabaut né en 1718 a été pasteur au Désert
pendant plus de 50 ans. Il devient vice-président du
synode de l'Eglise Réformée de Nîmes à
partir de 1745 et à la mort d'Antoine Court, il lui succède
à la tête de l'Eglise Réformée de Nîmes.
C'est un de ces apôtres du Désert qui par leur présence,
leur exemple et leur action au sein de leur ministère ont
maintenu la foi et l'existence de la communauté protestante,
alors très éprouvée.
Traqué toute sa vie, il a défendu ses idées
en prêchant inlassablement la fidélité au roi
et la résistance à l'église catholique. et
les a vues aboutir avec l'édit de tolérance puis la
liberté de culte. Malgré son grand âge, il consacre
le temple de Nîmes en 1792 mais il est incarcéré
au Fort en 1794 et meurt quelques jours après sa libération,
dans sa maison. Dans cette période de trouble et selon l'habitude
des protestants, il est enterré dans la cave de sa maison.
En 1863, une plaque est apposée dans une pièce du
rez-de-chaussée de la maison à la mémoire de
Paul Rabaut puis en 1883 des fouilles permettent de retrouver le
corps et d'aménager la cave. Une dalle de pierre marque sur
le sol l'emplacement de la tombe et des inscriptions sont placées
aux murs : l'une reproduit en entier l'hommage du Consistoire en
1785, une autre ses paroles.
Son
fils aîné, plus connu sous le nom de Rabaut-Saint-Etienne,
lui succède comme pasteur en 1785, élu député
du Tiers en 1789, on lui doit l'article X de la Déclaration
des droits de l'homme "Nul ne doit être inquiété
pour ses opinions même religieuses
".