DOSSIER : CABANES ET CABANIERS DES ETANGS DE CAMARGUE, DU LANGUEDOC ET DU ROUSSILLON










VIII : Lexique

 

Accorage : action de caler les marchandises à bord d'un navire.

Antenne : longue pièce de bois reposant contre le mât et destinée à porter la voile sur un gréement latin. Elle est généralement composée de deux parties dissociables : le car et la penne.

Bande de ris : désigne la partie renforcée de la voile où sont alignés les matafions qui permettent de rabattre contre l'antenne une partie de la voile pour en réduire la surface. On dit alors prendre un ris (deux ris, voire trois ris si la voile est équipée de plusieurs bandes de ris).

Barque catalane : barque longue et fine, d'une dizaine de mètres environ, originaire de Catalogne où elle était principalement utilisée pour la pêche des sardines et des anchois.

Barque de patron : embarcation marchande utilisée sur le Canal du Midi dans sa partie languedocienne jusque dans les années 1950, mesurant jusqu'à 28 mètres pour une capacité de 120 tonnes.

Barquette marseillaise : barque marine, bien adaptée aux petits métiers, importée par les constructeurs italiens venus s'installer notamment à Marseille dans la seconde moitié du 19 e siècle.

Barrot : pièce de charpente transversale qui reçoit le pont.

Bateau-bœuf : barque de pêche imposante, mesurant environ 16 mètres de long, utilisée dans le Golfe du Lion jusqu'à l'avènement des chalutiers. Deux unités naviguaient de concert et exerçaient la pêche au bœuf en tractant les extrémités d'un filet unique.

Bordé : planche qui forme le revêtement extérieur de la coque, planche du pont.

Bouge : courbure transversale du pont.

Bette : barque de travail, polyvalente, des étangs littoraux de la Narbonnaise et du Roussillon.

Calfatage : action de bourrer les joints entre les bordés avec du coton ou de l'étoupe pour en assurer l'étanchéité.

Carlingue : pièce maîtresse longitudinale placée par dessus les varangues et renforçant la quille sur laquelle elle est chevillée.

Couple : élément de charpente transversale formé de deux membres symétriques réunis par une varangue . La composition des couples peut comporter d'autres pièces comme des allonges de hauts tenus par des genoux.

Dalot : ouverture pratiquée dans le pavois pour permettre l'évacuation de l'eau embarquée sur le pont.

Escan (ou tolet)  : pièce de bois fichée dans le plat-bord contre laquelle le rameur prend appui avec sa rame.

Etambot : pièce maîtresse située à l'arrière de la charpente axiale.

Etoupe : filasse de chanvre.

Etrave : pièce maîtresse située à l'avant de la charpente axiale.

Etuvage : action de mettre les pièces de bois dans une étuve où une circulation de vapeur d'eau les rend flexibles et permet de les ployer sans les casser.

Fougate : le fougate s'occupe des feux pour la pêche au lamparo  : sous la lumière, il repère le poisson et détermine le moment de caler les filets.

Gabarit : patron en bois, en vraie grandeur, servant de modèle pour façonner une pièce.

Gréement : ensemble nécessaire à la propulsion et à la manœuvre des bateaux, composé des mâts, espars, voiles, cordages et poulies.

Jambette : prolongement supérieur des membres , au dessus du pont. Le pavois est fixé sur les jambettes.

Membre : élément bâbord ou tribord d'un couple de la membrure. Un membre peut être formé d'une ou plusieurs pièces. On désignait à l'origine par la membrure l'ensemble des membres . Ce terme est parfois utilisé aujourd'hui comme synonyme de membre .

Mortaise : élément femelle en forme de fente d'un assemblage à tenon et mortaise.

Mourre de pouar : autrefois très répandu de Toulon à Sète, le mourre de pouar était un bateau de pêche en mer pouvant atteindre 9 mètres pour les plus grandes unités.

Nacelle : barque de travail à voile latine des étangs littoraux du Languedoc.

Naviguer au près : remonter le vent le plus près possible de son lit.

Pavois : partie prolongeant la coque au dessus du pont.

Pêche au bœuf : pêche au cours de laquelle les deux extrémités d'un filet sont tractées par deux embarcations faisant route côte à côte.

Pêche au lamparo : pêche pratiquée de nuit au cours de laquelle des lampes sont allumées au dessus de l'eau pour attirer les bancs de poissons en surface, avant de déployer un filet pour les capturer.

Plan de dérive : surface qui permet d'atténuer la dérive du bateau.

Préceinte : virure supérieure du bordé , plus forte que les autres.

Quilles d'échouage (ou fausses quilles)  : fixées longitudinalement de part et d'autre de la quille, les quilles d'échouage portaient le bateau et le maintenaient droit lors de son halage sur les plages.

Safran : partie mobile agissant sur la direction du bateau.

Sardinal : nom parfois donné aux barques catalanes, armées à la pêche des sardines.

Serre-bauquière : ceinture longitudinale disposée à l'intérieur de la coque, juste sous le trinquenin, et qui reçoit les barrots de pont. Elle est chevillée à travers le bordé et les membres , et raidit la structure de la coque. Il peut exister d'autres serres sur le bateau, notamment au centre des membres .

Tirant d'eau : partie immergée du bateau, profondeur minimum à son évolution.

Trait de Jupiter : Assemblage à dents utilisée pour joindre deux pièces dans le prolongement l'une de l'autre. Un trait de Jupiter vu de côté a la forme d'un éclair.

Vaigrage : revêtement à l'intérieur d'un navire, contre la coque, destiné à la protéger des chocs produits par les marchandises embarquées.

Varangue : pièce de bois fixée à la quille qui reçoit les membres. Les varangues constituent le lien entre charpente axiale et charpente transversale.